François de Jaucourt

26 juin 2011

François de Jaucourt et la Légion d'honneur

Quelques pièces du dossier

 
Chevalier le 26 novembre 1803
Commandant le 14 juin 1804
Grand Croix le 18 septembre 1815

Prestation de serment
 
Je jure sur mon honneur, de me dévouer au Service de l'Empire; à la conservation de son territoire dans son intégrité; à la défense de l'Empereur, des Lois de la république et des propriétés qu'elles ont consacrées; de combattre par tous les moyens que la justice, la raison ou les lois autorisent, toutes entreprises tendantes à rétablir le régime féodal, à reprendre les titres et qualités qui étaient l'attribut, enfin de concourir de tout mon pouvoir au maintien de la Liberté et de l'Egalité.
 
signé Arnail François Jaucourt

remerciements
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18 janvier 2011

Premier post de ce blog 19 janvier 2005

http://jaucourt.canalblog.com

Rencontre dans les salles cirées des archives...

jpg_sacre_bis

 

Dans les années 1970-1980, je cherchais des anecdotes historiques pour garnir une partie des colonnes d’un journal militant « Combat socialiste ». Le corps du journal était consacré à des prises de position sur des problèmes locaux, il n’en manquait pas, et à une expression sur la situation politique nationale. La section locale du Parti Socialiste diffusait ce petit journal régulièrement dans les boîtes à lettre du canton. Une fois par mois, quel que soit le temps, il était distribué le matin de bonne heure aux voyageurs qui prenaient le train à la gare SNCF de Gretz.

Pour rédiger ces petits articles historiques, je fréquentais

Les Archives départementales et nationales, des bibliothèques historiques de la région parisienne, le Centre Beaubourg qui venait d’être inauguré et allait devenir le centre Pompidou ainsi que les mairies du canton de Tournan où je déchiffrais les registres municipaux et les compte-rendus des conseils.

Ces visites me permettaient de faire revivre quelques épisodes oubliés de l’histoire locale qui s’inscrivaient dans les grands mouvements nationaux de notre passé. Et les quelques lecteurs qui ne roulaient pas en boule notre tract - pour le jeter au mieux dans une poubelle, au pire sur le quai - pouvaient découvrir des ressemblances avec des situations contemporaines.

Des notables locaux oubliés réapparaissaient ainsi au souvenir de nos lecteurs :Omer Talon, père de Zoé Talon, favorite royale sous la Restauration, décédé à Gretz ; le prince de Conti traqué dans la forêt d’Armainvilliers, le peintre David arrêté sur le territoire de Favières après la chûte de Robespierre et de Saint-Just. Les importantes manifestations xénophobes sur Chaumes en Brie qui ont accompagné la construction par des ouvriers italiens des lignes de chemin de fer, le récit d’un voyage inopiné en ballon au-dessus des forêts de Seine-et-Marne après la rupture du cable retenant un ballon captif et son atterrissage dans un champ de Gastins, les débats qui ont précédé l’électrification, la distribution de l’eau potable, le financement des réseaux de téléphone et d’assainissement…

Parmi ces figures locales, apparut François-Arnail de Jaucourt, fils d’une illustre famille. Ses rares biographies le présentaient comme un homme politique peu connu ayant été un éphémère Ministre de la Marine et des Affaires étrangères sous la Restauration.

Né en 1757, à Tournan ou à Paris et décédé à Presles en Brie, il reliait Louis XV à Napoléon III.

Il avait bénéficié d’un grande longévité et fait preuve d’assez de finesse et d’opportunisme pour survivre dans des époques troublées.

Son nom était associé à Presles et à Tournan.

Presles gardait le souvenir d’un château habité par la famille Jaucourt qui avait donné un Maire et laissé un monument funéraire dans le cimetière.

Tournan où sa famille possédait le château de Combreux l’avait connu comme Commandant de la Garde-nationale.

 

François-Arnail de Jaucourt ne fit pas l’objet d’une chronique dans le journal militant.

Sa vie romanesque nécessitait plus d’espace et de temps.

Surtout pour corriger l’aspect particulièrement terne et médiocre qui avait été décrit par ses rares biographes. Ceux-ci n’avaient pas succombé au charme indéniable qui ressort du tableau peint par David et des quelques portraits publiés dans un ouvrage regroupant sa correspondance avec le Prince de Talleyrand pendant le Congrès de Vienne.

Charme auquel ses amies Germaine Necker et Madame de Châtre n’étaient pas indifférentes.

 

Après une interruption d’un quart de siècle, je m’apprête à reprendre mes notes et mon enquête sur Arnail-François de Jaucourt en utilisant les possibilités des blogs.

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08 juillet 2010

Souvenirs des Jaucourt à Presles (77)



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06 mars 2010

Archives de la famille Jaucourt

86AP • Fonds de la maison de Jaucourt

Dates extrêmes :

XIIIe siècle - XXe siècle

Importance matérielle :

17 cartons (86AP/1 à 86AP/17) soit 2 ml

Lieu de conservation :

Archives nationales (Paris)

Modalités d'entrée :

Dépôt, 1950-1953

Conditions d'accès :

Il n'y a pas de restriction juridique à la consultation de ces documents, qui se fait selon

Instruments de recherche associés :

les modalités matérielles en vigueur aux Archives nationales.

Inventaire analytique dactylographié par H. Courteault, 1910-1911, 182 pages

État sommaire des fonds d’archives privées. Séries AP (1 à 658 AP) et AB XIX

, instrument de recherche

Notice biographique :

rédigé par S. d'Huart, C. de Tourtier-Bonazzi, Cl. Sibille, avec la collaboration de M. Guillot, V. Le Nénaon, F.

Audous et G.-A. Banguio ; revu et préparé pour l'impression par Cl. Sibille, sous la direction de Chr. Nougaret,

Paris, Centre Historique des Archives nationales, 2004, mis à jour en février 2007,1032 pages

Originaire de Champagne, la maison de Jaucourt est connue depuis le XIIIe siècle. Son premier représentant,

Pierre, sire de Jaucourt, est cité dans une charte de 1230. Trois Jaucourt s’illustrèrent aux XVIIIe et XIXe

siècles.

Louis, chevalier de Jaucourt (1704-1779) fit ses études à Genève, à Cambridge et à Leyde. Revenu à Paris

en 1736, il fut l’ami de Mably, de Condillac et de Montesquieu. Il rédigea dans l’

Encyclopédie

des articles deHistoire de la vie et des oeuvres de Leibniz (1734). Il travailla aussi à la Bibliothèque raisonnée(1728-1740) et à la Description du musée de Séba (1734-1765).

Présentation du contenu :

86AP/1 Généalogies des Jaucourt et inventaires anciens. XVIIe-XIXe s.86AP/2 à

Sources complémentaires sans lien de provenance :

86AP/10Papiers personnels des Jaucourt, entre autres du chevalier, homme de lettres et philosophe, du

marquis Arnail-François et du comte Jean-François- Charles. XIXe-XXe s.86AP/11 à 86AP/12Familles

alliées.XIIIe-XVIIIe s.86AP/13 à 86AP/14Divers. XVe-XVIIIe s.86AP/15Correspondance. XVIIIe-XXe

s.86AP/16 à 86AP/17Divers. XVIIe-XVIIIe s.

Les Archives nationales (site de Paris) détiennent le microfilm du terrier de la seigneurie de Combreux (1767)

et d’un livre d’or des chasses de Presles (1901-1903), appartenant au Jaucourt, sous la cote 725 Mi.

Le Minutier central des notaires parisiens des Archives nationales (site de Paris) conserve quelques contrats

de mariage, testaments et inventaires après décès relatifs aux Jaucourt (I/548, XXIII/774, LXI/949, XCI/511,

http://sdx.archivesdefrance.culture.gouv.fr/ap/ - 2010-03-06 1

86AP • Fonds de la maison de Jaucourt

712, 1423 bis, 1569, 2120, CXV/596, 767, 878, 879, 883).

Les Archives départementales de Seine-et-Marne, conservent, dans la sous-série 1 Q (domaines nationaux),

quatre articles concernant les biens des Jaucourt en Champagne (1 Q 816, 1 Q 1924, 1 Q 2234, 1 Q 2505).

Bibliographie :

LA CHESNAYE-DESBOIS (François Alexandre AUBERT de),

Dictionnaire de la noblesse de la France

, ParisCOUGNY(Gaston),, Paris, Bourloton, 1889-1891, 5 vol., t. 3,

Familles :

Jaucourt

Personnes physiques :

Arnail-François (marquis), Jean-François-Charles (comte)

Mots matières :

famille, corrrespondance privée, généalogie, lettres

: Berger-Levrault, 1980, 19 t. en 10 vol., reprod. en fac-sim. de la 3e éd. de Paris, Schlésinger, 1863-1876, t.

11, col. 46-66.

ROBERT (Adolphe), BOURLOTON (Edgard) et

1891, p. 407-408.

physiologie, de chimie, de botanique, de pathologie et aussi de politique et d’histoire. Il avait publié en

Hollande une

des savants de l’Europe

Colonel du 2e régiment de Condé-dragons en 1788, membre de l’Assemblée législative en 1791, quoique

protestant, royaliste modéré, Arnail-François, marquis de Jaucourt (1757- 1852), accompagna Talleyrand à

Londres. Appelé au Tribunat par Bonaparte, il assura l’intérim du ministère des Affaires étrangères du 1er au

14 avril 1814, pendant le séjour de Talleyrand au Congrès de Vienne. Pair de France, il fut nommé ministre de

la Marine le 9 juillet 1815, mais il se retira en même temps que Talleyrand au mois de septembre. Membre du

Conseil privé, il se rallia à la monarchie de Juillet. En 1848, il se prononça pour le prince Louis-Napoléon.

Son parent, Jean-François-Charles, comte de Jaucourt, né en 1836, fut chef de cabinet de Persigny, ministre

de l’Intérieur. Il se présenta, avec l’appui officiel du gouvernement, dans la 2e circonscription de

Seine-et-Marne, aux élections du 1er juin 1863, et il fut élu député au Corps législatif. Il échoua aux élections

de 1869. Officier de la Légion d’honneur, il mourut en 1908.

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17 septembre 2009

Marquises de Jaucourt

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Qui était le modèle de Joseph Chinard ?.

Buste réalisé par Houdon en 1777  de Sophie Gilly, Comtesse de Jaucourt, mère de François-Arnail de Jaucourt, décédée en 1774 (collection Louvre)

Portrait de la Comtesse de la Châtre qui deviendra l'épouse de François-Arnail de Jaucourt,  réalisé par Elisabeth Vigie Le Brun

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Buste de la marquise de Jaucourt par J. Chinard

Vu au musée Cognacq-Jay le buste en marbre de la marquise de Jaucourt réalisé en 1796 par le sculpteur lyonnais Joseph Chninard ( 1756-1813) - inventaire J201.

http://cbx41.over-blog.com/article-23122043.html

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28 avril 2009

Portrait de François de Jaucourt

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26 février 2008

François de Jaucourt au Père Lachaise

Le blog de l'Association des Amis et Passionnés du Père Lachaise a publié un article sur François de Jaucourt en donnant l'emplacement de sa sépulture : 8ème divisio, (4ème ligne, AA, 22).

www.appl-lachaise.net

Révolution - Empire - Restauration - Seconde république

JAUCOURT François Arnail Marquis de (1757-1852)

8eme division (4eme ligne, AA, 22)

mardi 30 octobre 2007.

Des mêmes auteurs

Dans la même rubrique

Colonel au 2e régiment de Condé-Dragons

François Arnail, marquis de Jaucourt voit le jour à Paris, le 14 novembre 1757.Cet officier a commencé sa carrière sous l’ancien régime.

De souche protestante, protégé de Louis Joseph de Bourbon-Condé, engagé dans l’armée à l’âge de quinze ans, François Arnail de Jaucourt est colonel du régiment de Condé-dragons quand commence la Révolution.

Comme beaucoup de jeunes nobles, il est favorable aux idées nouvelles,et devient membre du Club des Feuillants, président de l’administration départementale de Seine-et-Marne, il est élu député à l’ Assemblée législative par ce département. membre du Comité de guerre, il est hostile à la déclaration de guerre et aux excès de la Révolution. Il démissionne de ses fonctions de député le 30 juillet 1792, est arrêté sur ordre de la Commune de Paris.

Madame de Staël lui sauve la vie en arrachant sa libération à Pierre Louis Manuel à la veille des Massacres de septembre (1792). François Arnail de Jaucourt quitte alors la France en compagnie de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, revient après la mort du roi (21 janvier 1793), mais doit se réfugier en Suisse pour échapper aux poursuites.

Il revient en France après le Coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799),il est nommé membre du Tribunat, puis du Sénat,et enfin officier de la maison de Joseph Bonaparte qu’il suit à Naples.

A la chute de l’Empire, François Arnail de Jaucourt fait partie du gouvernement provisoire. Louis XVIII de France le nomme ministre et lieutenant général.Il devient pendant quelques mois ministre de la Marine à la Seconde Restauration, il entre alors au Conseil privé.

Aprés les Trois Glorieuses, défenseur actif des intérêts protestants, il se rallie à Louis-Philippe Ier et à Louis-Napoléon Bonaparte après le coup d’État du 2 décembre 1851.

François Arnail de Jaucourt meurt à Presles (Seine-et-Marne), le 5 février 1852. Il repose dans la 8eme division dans la même sépulture que Pierre Louis comte de Jaucourt (1727-1813, général de l’Empire.

Sources : Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 de Jean Tulard, Jean-François Fayard, Alfred Fierro

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31 juillet 2007

Mathieu de Montmorency, ami de François et Immortel

http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=351

Mathieu de MONTMORENCY (1767-1826)

Élu en 1825 au fauteuil 37



Prédécesseur : Félix-Julien-Jean BIGOT de PRÉAMENEU
Successeur : Alexandre GUIRAUD

Œuvres
Discours et travaux académiques

Homme politique, diplomate
Biographie

Né à Paris, le 10 juillet 1767.
Partisan des philosophes, il fit la guerre de l'Indépendance américaine et fut maréchal de camp. Député de la noblesse aux États généraux, il se réunit au Tiers état, puis il émigra en Suisse chez Mme de Staël, rentra en France à la chute de Robespierre, fut arrêté puis relâché. Il fut pair de France, ministre des Affaires étrangères en 1821, ministre d’État, membre du Conseil privé ; ambassadeur au congrès de Vérone ; il fut l'ami de Louis XVIII, de Mme de Staël et de Mme Récamier.
Élu membre de l'Académie le 3 novembre 1825 en remplacement du comte Bigot de Préameneu, il n'avait d'autres titres littéraires que d'être le gouverneur du duc de Bordeaux et les discours parlementaires qu'il avait prononcés. Il fut reçu par le comte Pierre Daru le 9 février 1826. Il mourut six semaines après. Sur le conseil de Mme Récamier il voulut céder son traitement d'académicien à Mme Desbordes-Valmore qui le refusa : Mme Récamier lui fit donner une pension par le roi.
Mort le 24 mars 1826.

Type de document : Article

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Charles Defodon

Montmorency (Mathieu de)

Table des matières

Matthieu de Montmorency-Laval, né à Paris le 10 juillet 1766, mort dans la même ville le 24 mars 1826, est surtout connu comme philanthrope. Dès les premiers temps de la Restauration, Matthieu de Montmorency figura parmi les fondateurs de la Société des bonnes lettrés et de la Société des bonnes études ; nous le voyons aussi, bien que nouvellement converti à des principes de royalisme que sa jeunesse n'eût pas fait prévoir, patronner de son nom les débuts de la Société pour l'instruction élémentaire. Il en devint le président honoraire en 1818, et, dans un discours prononcé le 22 février de cette année à l'assemblée générale de cette Société, il témoignait hautement du succès de ses efforts et de la pureté de ses intentions.

Il existe de Matthieu de Montmorency un rapport fort intéressant adressé, le 26 juin 1816, à la Société pour l'instruction élémentaire, sur l'institution des cours d'adultes, à peu près inconnue à cette époque dans notre pays. L'occasion de ce rapport fut une communication d'une Société anglaise pour l'instruction des adultes, Adult Institution, qui s'était établie en 1814 à Maidenhead, près de Londres. Chargé de faire connaître à ses collègues les services rendus par cette Société, Matthieu de Montmorency en trace l'historique et en décrit le fonctionnement ; puis, dans ses conclusions, il indique, sous la forme de questions à résoudre, ce qu'on pourrait appeler la pédagogie générale des cours d'adultes.

Ce rapport, qui doit faire date dans l'histoire de l'enseignement primaire français, préluda, comme l'a dit De Gérando, à la création des écoles d'adultes, qui s'ouvrirent à Paris en 1820 et en 1821 sur l'initiative du comte Chabrol de Volvic, préfet de la Seine et, lui aussi, l'un des premiers présidents honoraires de la Société.

Nous reproduisons la dernière page du rapport de Matthieu de Montmorency :

« Première question. — Où les écoles pour les adultes seront-elles établies?

« Ce pourrait être dans nos écoles (les écoles mutuelles), qui sont toujours libres avant la nuit, et aux heures mêmes dont peuvent disposer ceux qui consacrent au travail le reste de la journée. On trouve dans beaucoup de nos campagnes comme le germe de pareilles institutions, surtout pendant les longues soirées de l'hiver. De grands jeunes gens, des hommes faits s'y rassemblent chez le maître d'école pour acquérir quelque instruction. Dans les villes, des hommes de quinze à trente ans, qui sont tombés sur une bien mauvaise époque pour leur éducation, seraient disposés à réparer ce vide ; il s'agit de réunir et de mettre, pour ainsi dire, en ordre, par un système régulier, tous ces éléments épars. Les maîtres de nos écoles, qui, par la nature même de leur méthode, sont moins exposés à être fatigués, pourraient, moyennant une légère indemnité, présider encore aux réunions du soir, qu'il serait peut-être suffisant de borner à deux ou trois jours de la semaine.

« Deuxième question. — Quels seraient les moyens les plus propres à appeler les adultes à ces écoles?

« Ce serait surtout la diminution des frais, qui peuvent quelquefois les effrayer et les retenir. On n'en prévoit pas d autres que les frais d'éclairage, et cette légère indemnité dont nous avons parlé pour les maîtres d'école. Il serait possible de présenter aux ouvriers l'appât de certificats et recommandations qui les aideraient à se placer plus avantageusement. '

« Troisième question. — Quelle méthode devrait-on employer ?

« On entrevoit naturellement quelques objections à l'application entière de celle qui convient aux enfants ; mais on pourrait en conserver le principe essentiel et si fécond de l'enseignement mutuel et la marche simultanée de la lecture, de l'écriture et de l'emploi des ardoises, sauf à faire ensuite quelques heureux emprunts aux autres méthodes dont l'expérience a consacré les succès, comme celle de M. l'abbé Gaultier. »

Pour citer cet article

Charles Defodon. «Montmorency (Mathieu de)». dicoFB,
document.php?id=3224

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23 juillet 2007

Une notice sur François de Jaucourt

François-Arnail, marquis de Jaucourt, (1757-1852)
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Un haut dignitaire, franc maçon et mécène

La famille des Jaucourt descend par les femmes de Duplessis-Mornay. Ses membres n'ayant pas tous émigré, ceux qui sont restés se sont convertis au catholicisme, tout en gardant une fidélité intérieure à la Réforme. Le chevalier de Jaucourt (1704-1780), grand-oncle de François, fut avec Diderot le principal rédacteur des derniers volumes de l'Encyclopédie.

François-Arnail, né avant l'édit de tolérance, fut baptisé catholique. À la Révolution il était colonel des dragons de Condé. Député à l'Assemblée (« feuillant »), il fut l'un des défenseurs du roi. Emprisonné après le 10 août 1792, il put s'évader en Suisse grâce aux Staël. Rentré après le 18 brumaire, il devint membre du Tribunat, où il intervint en faveur du Concordat (ayant retrouvé son identité protestante). Sous l'Empire, il est sénateur, puis après avoir accompagné le roi Joseph à Naples, comte. En 1814 il vote la déchéance de Napoléon, et il est nommé membre du gouvernement provisoire. Resté fidèle à Louis XVIII pendant les Cent Jours, il est, sous la Restauration, quelques mois ministre de la Marine, et joue un rôle pacificateur pendant la Terreur Blanche. Sous Charles X, il est l'un des sept protestants Pairs de France.

Bien que peu pratiquant à l'époque, dès 1803, il est membre du consistoire de Paris. Par la suite il devint le président de la Société biblique protestante de Paris (dès la fondation de celle-ci en 1818) et celui de la Société pour l'encouragement de l'instruction primaire parmi les protestants de France créée en 1829. Il faut noter qu'il était aussi franc maçon, membre du comité directeur du Grand-Orient. « Il avait, écrit Pédézert, toutes les élégances et les souplesses d'un homme d'État, et dut à ses ancêtres de sortir croyant d'un monde incrédule ».

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